mardi 22 juillet 2008

Daisy Fellowes:une femme. Un collier: Cartier




Daisy Fellowes n'a pas laissé que de bons souvenirs, mais elle a commandé ce Collier. cliquez pour agrandir la photo, 


Cartier l'a fabriqué, en platine, diamants , saphirs, rubis gravés et 13 saphirs couleur caractéristique des Saphirs de Ceylan, taillés en briolette.

Marguerite Séverine,Philippine, Decazes de Glucksbierg (Atchoum!) est née en 1890 , à Paris Son père ( je ne donne que son premier prénom) Jean Decazes est le 3 eme duc Decazes and Glucksbierg, sa mère, Isabelle Blanche, est l'héritière des machines à coudre Singer.Elle a 20 ans lorsqu'elle épouse le Prince Jean De Broglie. Celui-ci décède en 1918 , elle se remarie en 1919 avec Réginald Fellowes.

Cecil Beaton: Sotheby's

Certains la décrivent comme élégante, sportive, pleine d'humour , elle fut même rédactrice au Harper's Bazar.

Richissime, elle avait réuni une collection de bijoux signés, Cartier, Van cleef et Arpels, Boivin, Schlumberger......une vraie publicité pour ces marques, car elle est citée à chacune de ses sorties par la presse internationale.
Elle aime surtout les bijoux de style Hindou, et achète ce grand collier.....pour ne le porter qu'une fois, au bal masqué donné par le Carlos de Bestegui, dont la famille avait fait fortune en exploitant des mines d'argent au Mexique. Au passage , je vous signale que Monsieur de Bestegui fut un généreux donateur pour nos musées français.


D'après jean Noel Liaut, dans son livre biographique sur Hubert de Givenchy chez Grasset,
La seule vocation de l'honorable Daisy Fellowes, arbitre des élégances et romancière très mineure - pour ne pas dire plus -, fut de devenir inoubliable. Elle consacra à cette tâche chaque seconde de son existence, et ce jusqu'à sa disparition en 1962. Petite-fille d'Isaac Singer, l'inventeur de la machine à coudre, elle ne gardait aucun souvenir de sa mère, qui s'était suicidée alors qu'elle avait quatre ans. Imprévisible et élitiste, autant que séduisante et fortunée, Daisy, qui s'autorisa très vite à distiller son sadisme naturel avec jubilation, n'aimait rien tant que tendre des embuscades. On parle encore de l'un de ses dîners - donné en pleine canicule dans une pièce surchauffée et hermétiquement close - où elle n'avait rassemblé que des convives se haïssant : une épouse et la maîtresse en titre de son mari, un couple de divorcés ou encore un écrivain et un critique littéraire ayant assassiné son dernier ouvrage. Logique venant d'une femme qui trouvait seyante la couleur mauve des hématomes et offrait de la cocaïne en guise d'aspirine à ses femmes de chambre migraineuses.
Estimant n'avoir aucune justification à fournir - l'une des clés psychologiques de l'excentricité -, guidée par son seul plaisir, elle adorait apparaître détestable et, manipulant choses et gens au gré de ses impulsions, collectionnait maris, courtisans, génies, maisons et œuvres d'art. Pour certains, Daisy n'était qu'une héritière désœuvrée, toujours à la recherche de sensations inédites, quel qu'en fût le prix, et dont les actes n'étaient qu'un tissu d'absurdités. Pour d'autres, elle faisait « penser à quelque divinité du monde grec ou romain dont les amours, les caprices, voire les cruautés suscitent plus d'admiration que d'indignation. Etre distingué par elle est une faveur ; devenir sa victime est une façon de ne pas être tout à fait inconnu . » Bien entendu, ses enfants n'échappèrent pas au jeu de massacre. A tel point qu'un jour, se promenant au bois de Boulogne avec un ami, Daisy remarqua un groupe de petites filles exquises et s'écria : « Qu'elles sont élégantes ! Connaît-on leurs parents ? » La nurse, à qui elle s'empressa de poser la question, lui répondit : « Ce sont les vôtres, madame. » Elles survécurent tant bien que mal.
La plus connue, Isabelle, écrivit un roman onirique, Maldonne, des poèmes et une biographie de l'énigmatique « Masque de Fer », consacrant de longues heures à des séances de spiritisme avec une voyante afin d'entrer en contact avec lui dans l'au-delà. La jeune femme, dont la grande fierté était de descendre, par son père, de madame de Staël, pensait que de sa tombe son illustre ancêtre guidait sa plume et l'aiderait à devenir une artiste accomplie. Agacée par les prétentions bas-bleu de sa fille, Daisy - un sourire aux lèvres - lui avoua ne plus savoir très bien qui était son géniteur. « J'ai eu tant d'amants... » Cette pensée tortura Isabelle jour et nuit. Son sang pouvait-il ne pas être celui de l'auteur de Corinne ? Elle en perdit la raison. Un matin à l'aube, la police la découvrit, hagarde et pieds nus, errant dans les rues de Paris en chemise de nuit. On l'interna peu après.


Mais elle nous a laissé ce collier magnifique, oeuvre de CARTIER, le style "tutti frutti" réalisé avec une profusion de rubis, saphirs , émeraudes gravées et diamants ramenés d'Inde, et formant des entrelacs de branchages multicolores, couverts de fleurs et de fruits.


En 1901 , meurt la Reine Victoria qui fut impératrice des Indes de 1876 à sa mort, la Maison Royale était en possession d'une importante collection de bijoux Indiens, ais ces bijoux étaient des bijoux d'hommes, lourds, raides, et la nouvelle Reine Alexandra fit appel à Pierre Cartier pour créer un collier à partir de ces bijoux. Les dessinateurs parisiens firent merveille et composèrent un collier de style indien , léger et élégant. A partir de 1910 et surtout dans les années 20, Jacques Cartier fait venir de véritables trésors achetés aux Maharadjahs. C'est évidemment Jeanne Toussaint directrice artistique de la maison Cartier qui supervise ce style "Tutti Frutti" 
Cartier décompose les lourds colliers des maharadjahs pour recomposer des bijoux féminins. 



















Photographie Collier Mrs Fellowes catalogue Cartier autres photos Cartier tirées du livre de Mr Hans Nadelhoffer

dimanche 20 juillet 2008

Les Diamants d'Orgeuil



France:
Région: Midi pyrenées,
Pays:Frontonnais
Département:Tarn et Garonne
Village:Orgueil, 80 kilomètres de Toulouse

Il est environ 20 heures, nous sommes le 14 mai 1864, une énorme boule de feu embrase le ciel, elle descend à une vitesse vertigineuse et s'écrase heureusement à coté du village.
Difficile d'expliquer l'émoi des habitants, une chose..., un phénomène inconnu!
Au siècle des Lumières, nos plus grands savants de l'époque, Diderot et D'Alembert, Lavoisier, refusaient de croire à ces pierres qui tombaient du ciel.
Comment les habitants de ce petit village ont compris qu'une pierre, rare, était tombée du ciel a coté d'eux?
Toujours est il qu'une météorite , de 14 Kg , d'une espèce très rare, 7 seulement de semblable dans le monde,venait d'atterrir, là, chez eux.
Le plus gros des vingt morceaux ramassés, pesait 9 Kg, avait la taille d'une tête d'homme, les 19 autres morceaux avaient la taille d'un poing.
En quoi cette météorite peut intéresser les joailliers ou les curieux qui apprécient ce qui touche aux pierres précieuses?
J'y viens car les diamants se forment aussi dans les étoiles, et cela l'avons découvert le jour ou nous avons pris en considération ces étranges pierres venues d'ailleurs. La météorite d'Orgueil contenait de minuscules diamants, et ceux ci sont plus vieux que le systeme solaire, elle ne contenait pas que des diamants , mais de l'eau et des traces d'acides aminés et aussi un gaz rare, le Xenon-HL qui nous permettent de penser que la vie existe ailleurs. Sa composition "primitive" se rapproche plus du Soleil que celle de nos roches terrestres qui ont subi 4 milliards d'années de transformation.

Cliché Futura sciences

Certains diront que ces diamants de météorite sont un million de fois plus petits qu'un grain de sucre, mais n'empêche, ils sont là, formés il y plus de 4,6 milliards d'années, donc plus vieux que notre soleil. Cela fait tourner la tête des scientifiques et la notre aussi.


j'ai découvert cette notion d'infini avec Hubert Reeves, "Patience dans l'azur" un livre que j'avais lu d'une traite,( je ne vous dis pas que de temps en temps je n'ai pas été obligé de revenir un peu en arrière!) mais j'avais compris son texte sur un sujet aussi ardu, y compris sur "les trous noirs", car Hubert n'est pas un "vulgarisateur" il a trop le respect des gens , mais un "simplificateur". Et cela se relit...... Essayez!!

 la vieille poussière





jeudi 17 juillet 2008

le Triphasé dans l'Emeraude de Colombie

Tout le monde sait que l'émeraude est un béryl, de couleur verte, vous savez tous que la formule du Béryl, est Al² Be3 Si6 O18.
Ah non?.... bon, vous n'êtes pas sur un site technique, mais plutôt de vulgarisation ( Vulgaire=qui concerne le peuple) donc beaucoup d'entre nous. Je reviens juste un peu en arrière. Lorsqu'un Béryl est: 
Rose: c'est une Morganite
Jaune : C'est une Héliodore
Bleu clair: Une Aïgue Marine (et non pas une algue marine comme je l'ai souvent entendu)
Vert : c'est une émeraude.


Comment distingue-t-on une vraie émeraude d'une synthétique? en grande partie avec une bonne loupe binoculaire pour étudier les inclusions.
Quand j'étais plus jeune en gemmologie, il y avait deux inclusions qui me fascinaient; les aiguilles de rutile dans les saphirs et les rubis, ce sont des inclusions qui changent quand on fait bouger la pierre, et le triphasé de Colombie dans l'émeraude, autre inclusion qui bouge. Et quand on me présentait des émeraudes susceptible d'être de Colombie, je me ruais sur ma binoculaire pour essayer de trouver un triphasé.
Cela n'arrivait pas souvent, mais pour moi , lorsque cela arrivait...c'était le pied.

Les bulles d'air sphériques (ou déformées)se rencontrent dans le verre, dans les pierres synthétique fabriquées selon le procédé de Verneuil et à la surface de séparation des deux parties formant les pierres doublées.
Mais on trouve aussi des "bulles" dans des substances non cristallisées comme l'Ambre, la résine fossile, l'Obsidienne, la Moldavite, Verres naturels.....
On ne rencontre jamais de bulles d'air dans les gemmes cristallisées naturelles en contact direct avec la substance cristalline, mais on les trouve nageant dans une cavité presque remplie de liquide, cet ensemble liquido-gazeux est nommé une LIBELLE.



J'en arrive au cas remarquable qui est celui des libelles des émeraudes de Colombie dans lesquelles le liquide est de l'eau, saturée de Chlorure de sodium (NaCl), eau primitivement sursaturée de ce sel et dont l'excès en cours de refroidissement, s'est solidifiée sous forme d'un minuscule cristal cubique. 


Cet ensemble est appelé inclusion à trois phase ou triphasé de Colombie, parce que dans une même cavité sont représentés les trois états de la matière: Solide, Liquide, Gazeux. Cette inclusion, photo de droite, est parfaite bulle ronde,cristal cubique, couleur un peu sirupeuse. 



Sur cette deuxième photo aimablement fournie par le Laboratoire Français de gemmologie, une bulle un peu allongée, cristal de sel qui coupe en deux la cavité emplie de liquide et le faible relief de ce cristal dont l'indice de réfraction est de 1,57 comme celui de l'émeraude-hôte. inclusion terminée vers le haut en dents de scie. Sur cette photo, on voit la couleur vert-bleutée caractéristique des émeraudes de Colombie. 

L'émeraude est donc un béryl qui doit sa teinte verte à l'oxyde de chrome. C'est une pierre qui est fragile, qui craint les chocs, le chaud et le froid. Autrement dit, faites attention à qui vous les confiez pour une réparation, une transformation, ou un nettoyage.
C'est parce que merveilleuse pierre est fragile, que les joailliers, sur une monture or gris ou platine, feront des sertis en or jaune.Ces inclusions à trois phases (solides liquides gaz) sont des classiques des émeraudes Colombienne, à tel point qu'elles ont été considérées longtemps, comme la preuve d'être en présence d'une émeraude de Colombie.


Mais voilà , ce n'est pas si simple comme le montre la photo ci-dessus (tirée de l'excellent ouvrage édité par l'association française de gemmologie), des inclusions fluides semblent pratiquement identiques dans les émeraudes et les béryls verts du Nigéria.
Je vous rappelle que l'émeraude est un béryl vert , mais que tous les béryls verts ne sont pas des émeraudes......il faut que le cristal contienne de l'oxyde de chrome pour avoir l'appellation "Emeraude". 

Exemple: a Madagascar des pierres sont vendues comme émeraudes alors qu'elles ne contiennent ni chrome ni vanadium, elles doivent donc être appelées béryls verts.
En Colombie, les émeraudes se sont formées il y a 65 millions d’années, quand des mouvements tectoniques ont amené des minéraux à 300°C au contact d’une couche sédimentaire datant du début du Crétacé, environ 135 millions d’années avant notre ère. Cette couche contenait des fossiles aquatiques, dont les coquilles de calcaire s’étaient dissoutes, et offrait ainsi des cavités qui ont permis au magma de former des cristaux extrêmement purs.


90% des émeraudes Joaillerie viennent de Colombie, et ces gisements étaient exploités bien avant l'arrivée des Espagnols, et l'histoire de la période "post arrivée des espagnols" est très intéressante, mais qu'en fut il dans les années récentes?
D'après jean-claude Michelou, en Colombie, en 1977 la législation du commerce des émeraudes permet l'adjudication des concessions minières aux différents clans locaux, qui de fait, contrôlent déjà les différents sites d'exploitation.
Une guerre sans pitié (nous le voyons encore à l'heure actuelle avec les FARC) se déclencha pour le contrôle de Coscuez qui est une zone de réserve nationale. Ce n'est pas une petite lutte d'influence, mais une guerre qui fera en 13 ans plus de 5000 morts.
En, 1984 , l'homme fort de Coscuez, Pacho Vargas est éliminé (mortellement) par ses ennemis.
C'est la guerre de clans et le clan local se rallie au Cartel de Medellin, dont l'un des plus redoutables chefs, Gonzalo Rodriguez Gacah, dit "le mexicain" est l'assoscié du tristement célèbre Pablo Escobar.(voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Pablo_Escobar_Gaviria)
José Gonzalo Rodríguez Gacha (Mai 1947 - Décembre 1989) était l'un des fondateurs et pilier avec Pablo Escobard du cartel de Medellin en Colombie. Il gérait également la sécurité des stupéfiants et plusieurs équipes de tueurs à gages qu´il recrutait, formait et gérait lui-même. Ce narcotrafiquant était connu pour sa cruauté et son tempérament implacable, ainsi que pour son goût du luxe. Avec Pablo Escobar, Gonzalo Rodríguez Gacha a commandité les meurtres de centaines de policiers, juges, hommes politiques et journalistes. Il fut également responsable d´un grand nombre d´attentats sanglants qui ont secoué la Colombie pendant les années 80. Il a été abattu en décembre 1989 à Tolú, sur la côte colombienne, par la police au cours d´une opération, avec son fils Freddy Rodriguez Celades et deux de ses hommes de main, alors qu´ils se dissimulaient avec plusieurs de ses hommes dans une de ses multiples propriétés lui appartenant.



Le clan de la région de "Coscuez" lance l'offensive pour prendre le contrôle de la région de "Muzo". Ces gens n'y vont pas par quatre chemins, et en 1988 le Mexicain fait assassiner le chef du clan de Muzo, Gilberto Molina.
Les autorités font abattre le Mexicain en 1989, créant l'espace nécessaire à un accord de paix. Finalement, un an plus tard le tout puissant Don Victor Carrenza, vrai patron des mines de Muzo et de la concession principale de Coscuez, et les quatre barons locaux (sous l'influence du célèbre Luis Murcia, dit le pékinois"),vont signer un accord de paix.
L'église cautionne cet accord de paix. En avait-elle le choix?
Mais toujours est il que Monseigneur Alvaro Jarro, évêque de Chiquinquira est sorti de son lit à cinq heure du matin par "El Pequines" (le pékinois) venu de Coscuez pour lui demander d'intervenir dans le processus de paix .


Pour finir une photo (labo français de gemmologie X 25) Simplement pour vous dire qu'a l'heure actuelle 50% des émeraudes de Colombie sont trafiquées, donc méfiance, demandez un certificat , (le Laboratoire Français de gemmologie place de la bourse à Paris est célèbre dans le monde) car cette belle photo représente une glace remplie de résine dans une émeraude de Colombie, donc c'est une émeraude traitée avec tous les inconvénients que j'explique tout au long de ce blog


samedi 12 juillet 2008

Chrysocole ? Turquoise ? Pierre d'Eilat ?

A vrai dire c'est un peu tout à la fois. Je me souviens de la première femme de Jean Lecanuet, le célèbre Sénateur maire de Rouen, qui s'était présenté aux présidentielles contre Charles De Gaulle; elle revenait d'un voyage en Israèl, elle avait ramené différentes pierres et me demande: "Combien vaudraient ces turquoises en France" je lui réponds que ce ne sont pas des turquoises, mais des Chrysocoles. "mais je les ai acheté dans une bijouterie importante d'Eilat" ...." Donc , madame Lecanuet , c'est ce que je vous dis, ce sont des chrysocoles". Et je lui ai fait une jolie monture.


A gauche , l'auteur en plus jeune , puis avec un manteau blanc Denise Paillard Levy,  premiere femme de Jean Lecanuet,  Madame Bentolila et à droite Mr l'ambassadeur d'Israel,  Mordechai Gazit et Madame.



Photo:Chrysocole à l'état brut


Pour être plus précis, il y a le Chrysocole (masculin)...et la pierre d'Eilat.

Le Chrysocolle , pierre microcristalline, est un silicate de cuivre hydraté. L'étymologie vient du grec Khrusos "or" et Kolla "colle" car les anciens se servait d'elle pour faire leur "borax" pour souder l'or.

De nos jours , rien n'a changé, quand on veut faire une soudure , on coupe un petit morceau de soudure (paillon), nous prenons un petit pinceau que l'on trempe dans le borax, (solution liquide) et après avoir avec celui-ci, attrapé le petit paillon de soudure, nous le mettons à l'endroit ou doit se faire la soudure. Le borax en protégeant de l'oxygène ce petit paillon, va agir comme fondant, et la soudure sera prise.
Le chrysocolle est d'une belle couleur verte, quelquefois tirant sur le bleu, il est léger, et tendre (dureté 3). Les médecins romains utilisaient la poudre du Chrysocole comme collyre, ou pour désinfecter les plaies. On le trouve aux Etats unis, au Zaire , au Chili, en Russie, à l'ile d'Elbe, et sensiblement le même en Israel




 cabochon de pierre d'Eilat cliquez pour agrandir

J'écris le même.... car ce qu'on trouve en Israel c'est la pierre d'Eilat, qui est une association du Chrysocole, de turquoise, de pseudomalachite et d'autres minéraux de cuivre, le tout en proportion variable.C'est une pierre bleue et verte, que l'on trouvait dans les mines du Roi Salomon (d'anciennes mines de cuivre égyptiennes, il y a 6000 ans), dans la région de Timna, à Eilat dans l'extrême sud d'Israël  De nos jours, la plupart des "Pierres d'Eilat" sont importées depuis des mines de cuivre d'autres pays.
La Pierre d'Eilat est la pierre nationale d'Israel.

Mais c'est une pierre célèbre; en Israel, elle a son timbre.

Elle provient des mines de cuivre du Roi Salomon qui se trouvaient dans le Sinaï. 
Ce fameux Roi qui fit construire le temple de Jérusalem.

Fils de David et Betsabée il régna de -970 à -931. Il est connu de tous les musulmans et les Catholiques par le premier livre des Rois qui raconte "le jugement de Salomon"
Deux prostituées avaient mis au monde un enfant , l'un des deux enfants était mort étouffé, chacune s'attribuait l'enfant qui avait survécu. Elle firent appel au jugement du Roi. Salomon prit une épée et dit à un membre de sa garde

"Partagez l'enfant survivant en deux, et donnez une moitié à la première, et l'autre à la seconde"
Une des prostituées accepta le jugement, mais l'autre dit qu'elle préférait renoncer à l'enfant plutôt que de le voir sacrifié.

Le Roi Salomon ,pensa qu'elle était la vraie mère, et décida que l'on devait lui remettre l enfant.

vendredi 11 juillet 2008

Alerte!!! RUBIS TRAITES remplis de verre au plomb


L'union Française de la Bijouterie Joaillerie, 0rfèvrerie, Pierres et Perles a été alertée par l'importance grandissante du nombre de Rubis traités par remplissage de verre au plomb, apparus sur le marché.

Cliquez sur les photos pour agrandir, elle proviennent du Laboratoire Français de gemmologie place de la bourse à Paris
Ils sont vendus comme "Rubis", ce qui constitue une infraction au décret du 14/1/2002 et aussi au règlement international de la CIBJO dont j'ai parlé à de nombreuses reprises. La plupart des nations adhèrent à la CIBJO et reconnaissent ces règlementations qui deviennent la règle législative dans tous les pays membres. Mais la France à un décret précis. Je crois bon de rappeler l'article 2 de la Loi de 2002:


Article 2
Est complétée par la mention "traité" ou par l'indication du traitement, sous réserve des exceptions prévues à l'article 3 ci-après, la dénomination des pierres gemmes, matières organiques, perles de culture et perles fines qui ont subi, selon le cas, un traitement par irradiation, par laser, par colorant, par diffusion en surface, par emplissage, éventuellement à titre de résidu d'un traitement thermique, de matières étrangères incolores solidifiées dans les cavités extérieures qui présentent des ruptures de réflexion visibles à la loupe de grossissement 10 fois, ou par toute autre méthode de laboratoire modifiant leur apparence, leur couleur ou leur pureté.















Donc ces rubis traités par remplissage de verre au plomb doivent recevoir l'appellation commerciale "RUBIS TRAITES" avec le commentaire : "Présence dans les cavités et fissures de substances étrangères solides".
Si vous avez acheté un Rubis susceptible d'appartenir a cette catégorie, demandez conseil a un professionnel de la bijouterie qui soit expert en gemmologie, car ces appellations fallacieuses sont répréhensibles, et susceptibles d'être qualifiées d'acte de contrefaçon ou de concurrence déloyale.

Vous pouvez aussi, si vous avez un doute demander:
la délivrance d'un certificat à votre vendeur, mais s'il est sur un site internet bien connu. Ce certificat ne dira que "Rubis"
Ne payez jamais en espèces, j'en vois sur ce site bien connu, qui proposent même d'accepter vos francs, vous ne pourrez pas prouver votre achat.

Pour mieux comprendre les problèmes liés aux rubis traités par un remplissage de verre au plomb , vous trouverez ci-dessous un lien avec le "Laboratoire Français de Gemmologie" L'un des grands laboratoires d'identification des pierres précieuses.
Cliquez sur l'image pour agrandir et bonne lecture:

Quand je vois sur des gros sites internet, les dénominations
"Jolie émeraude Hydrothermale", alors qu'il devrait être noté Emeraude Synthétique ou:
"Splendide rubis 2ct 77 certificat de garantie!"
Mais il ne précise rien d'autre, or il n'y a pas de splendide rubis de 2ct 77 pur à l'oeil (dixit le marchand sur.....) pour 299€ ou alors tous les lapidaires de Paris vont se fournir chez lui.
Alors que c'est un synthétique méthode Verneuil. Mais il fait encore plus fort:

Il veut dire par là que c'est un CZ , donc un cubic Zirconium, en français un oxyde de Zirconium Donc ce n'est pas un diamant, ce n'est qu'une pale imitation synthétique!!!Alors s'il n'y a pas tromperie sur la marchandise vendue?

Voila une part des dangers d'internet. On croit que sur un gros site, on peut être rassuré, eh bien non c'est de l'arnaque.


Mais revenons à notre rubis, il a été rempli de matière (pour vous simplifier) proche du verre, un bon repoli et ni vu ni connu , je t'embrouille.
Vous l'offrez à votre femme et le doigt de la bague n'est pas bon, alors vous allez voir un bijoutier qui va prendre votre doigt , puis le travail va être effectué et pour désoxyder les traces de soudures sur la bague, le bijoutier, ou l'artisan, va tremper le tout dans l'acide sulfurique, et là surprise, le rubis change de couleur, devient laiteux. Pauvre bijoutier, les ennuis commencent pour lui.

Mais pour terminer, je vous rappelle que les professionnels de la bijouterie sont sérieux, n'achètent qu'a des gens connus dans le métier, que s'il y avait des affaires à faire ils seraient les premiers , mais ce genre d'affaire peut ruiner leur réputation.
Attention, quand les choses commencent à se savoir , les escrocs refilent la marchandise en salle des ventes , et là encore, la plupart sont de bons professionnels assistés par de bons experts. Mais il y en a qui s'en foutent et qui sont prêts à manier le marteau n'importe comment.

mardi 8 juillet 2008

Un Diamant avec les cendres de son cher disparu










Votre cher(e) et tendre est décédé(e), vous ne vous résignez pas à le voir disparaitre à jamais? Désormais vous pouvez garder sur vous, la présence constante de l être aimé.
Comme souvent, cela nous vient des Etats unis. Le principe!!! est de prélever du carbone des cendres après la crémation. Si l'on en croit les sociétés qui développent cette fabrication, il ne faut qu'une petite quantité de cendres obtenues par la crémation du défunt ( de 250 à 500 grs)Ces sociétés s'engagent bien évidemment à faire tous les controles nécessaires pour éviter tous les risques de substitution.
Ensuite elles isolent le carbone personnel contenu dans les cendres.C'est avec ce carbone, qu'elles vont fabriquer un diamant qu'elles assurent être unique au monde. Ce carbone purifié est placé dans une presse spécialement conçue pour le diamant, et ce carbone va se transformer grâce a une température et une pression élevée, qui vont rappeler ces deux constantes de la naissance du diamant sur notre planète. Evidemment plus le diamant en formation reste dans la presse et plus il sera gros. Machine éxtremement puissante qui exerce une pression de 50000 à 60000 kilobars à des températures de 1500 à 1700°.
Le KILOBAR est une unité de pression équivalente à 1000 fois la pression atmosphérique.

Pour le coté philosophique, je n'ose m'aventurer, qu'en pense l'eveché???. Qui décide, le mort?, de son vivant?, histoire de prétendre à l'éternité ( ce n'est pas moi qui ait dit qu'un diamant est éternel!) La veuve?, pour ce souvenir qu'elle peut contempler sur son doigt toute la journée. J'arrête , je vais trop loin.
En fait, en dehors de l'emballage sentimental, c'est tout simplement du diamant synthétique réalisé selon la technique HPHT( high pressure, high temperature).Cette technique ne produit pour l instant que des diamants de couleurs, jaune, orange,rose, et bleu, qui ne sont pas purs. Voir Wikipédia sur les diamants synthétiques.

Restent quelques petites choses que je soumets a votre reflexion.

Le prix : environ 25000€ pour un diamant d'un carat,auquel il faut ajouter la crémation,environ 7000€.

Que se passera t il, si ce diamant une fois la veuve décédée, est vendu aux enchères ou autres, là, cela ne dépend plus de l'évéché, mais quand même, porter les cendres d'un être qu'on ne connait pas!


Et puis......
La loi prend le problème à la base, c'est-à-dire en affirmant que le respect du corps humain ne cesse pas avec la mort. nouvel article 16-1-1 du Code civil :
« Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort.
« Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence. »
Les cendres issues d’une crémation prennent le statut spécifique de « restes mortels », assimilées à la dépouille corporelle. En continuité, la loi interdit le partage des cendres.
Ensuite, la loi interdit de conserver ou d’inhumer les cendres dans un lieu privé. Les urnes cinéraires devront être inhumées ou scellées sur un monument funéraire dans un cimetière ou encore déposées dans un columbarium. Est également prévue la possibilité  de disperser les cendres dans le jardin du souvenir du cimetière ou un site cinéraire, et les communes sont tenues de mettre à disposition de tels équipements. La dispersion est également possible en pleine nature, en dehors d’un lieu public. Une déclaration doit être fait auprès de la mairie, le principe étant d’assurer en toute hypothèse la traçabilité des cendres pour permettre à tous qui le souhaitent de pourvoir se recueillir près de ce qu’a été la dernière demeure.


samedi 5 juillet 2008

Ils ont dit du Bijou ....Jean GIONO







Avec Henri Bosco nous étions à Avignon, descendons un peu plus bas, à Manosque ou est né et a vécu Jean Giono. En juillet 1960 , ce joli texte sur le Diamant. Je l'ai photographié pour pouvoir garder la beauté des caractères choisis par l imprimeur.



Cliquez sur les textes , ce sera plus net





















Hyacinthe



Si je prends mon dictionnaire portatif de la langue Françoise de Pierre Richelet de 1756, "Hiaçinte" est un nom féminin qui veut dire "nom de fleur & de pierre précieuse".

Au début du 17 eme on distinguait "4 éspèces de Hiaçinte" Rouge feu, rouge orangé, jaune safran, Incolore.
Pourtant dans son poème sur l'or et les pierres précieuses, dans mon chapitre précédent,Henri Bosco parle plusieurs fois de "l'Hyacinthe."
Fin 18 eme Romé de l'Isle, la définit comme un minéral dont les cristaux sont des prismes quadrilatères. Au XIX eme siècle, ce terme est appliqué au Zircon, et d'ailleurs, au début XX eme, la Hiaçinte sert à désigner, le zircon, l'hessonite et certains quartz.



Sur ce Zircon Hyacinthe on observe le fort doublage des arêtes de la pierre

Au 20 eme, il n'y a plus que les Lapidaires qui se servent de ce terme pour désigner une pierre d'une certaine couleur orangée.

Sous la renaissance l'hyacinthe apportait la sagesse, la prudence, toutes les vertus du coeur, elle apportait richesse et honneurs, etc.
De nos jours le Larousse désigne la Hyacinthe ainsi: "Ancien nom de la Jacinthe, Pierre fine, zircon brun orangé à Rouge"
Pourquoi Henri Bosco la cite t'il plusieurs fois? Est ce a cause de ses origines paternelle, l'Italie?
Un langage des poètes? En 1940 il écrivit un livre "Hyacinthe" et en 1946 "le Jardin d'Hyacinthe" deux volumes sur la trilogie consacrée aux aventures de Constantin et Hyacinthe.
Ce nom devait lui parler.

vendredi 4 juillet 2008

Ils ont dit du bijou....Henri Bosco

Dimanche dernier, je découvrais le marché aux puces d'Avignon, un temps splendide, un peu chaud, 32° à midi, un peu d'air, mais sous les arbres de la place des Carmes , un bon temps pour flâner au milieu des bouquinistes, bel endroit qui mériterait de meilleurs marchands.



En repartant sur la droite , une toute petite ruelle et une plaque. Je découvre que Henri Bosco est né là , rue de la Carreterie, au N° 3 , près de l'église des Augustins.

Alors j'ai cherché dans mes archives, il avait préfacé un catalogue de bijoux pour le club des Joailliers Français, auquel appartenait mon père. Sur la place, le festival s'organise, dans le cloitre de l'église des carmes, il y aura des spectacles du festival, mais plusieurs petits théatres de rue se montent autour de la place. Aurait il aimé?


la plaque commémorative, une photo de la rue de la Carreterie, étroite et sombre, mais fraiche, et une photo du clocher des Augustins. Quelle idée d'avoir refait une horloge moderne sur l'édifice!!! et de plus sur les quatre cotés du campanile!






je m'empresse de vous faire découvrir ce que henri Bosco avait écrit, car peu de poètes ont écrit sur le Bijou:



.... C'était donc à l'aube des ages lorsque ceci est arrivé.
Alors l' homme prenait lentement connaissance de soi, de la terre et de l' univers.
Alors la pierre, le métal, le désir, la pensée, animés d'une obscure sympathie commencèrent à se confronter.
Car de la pierre et du métal, émanait un attrait encore indéfinissable, mais fort.
Il créait un désir étrange au coeur de l'homme.
Désir qui attirait la pensée vers la pierre et vers le métal encore captifs.
Le désir désirait ces choses inconnues, mais restait impuissant a en faire tout seul des choses connaissables, des choses qu'on peut posséder.
Et c'est pourquoi il en appela si passionnément à la pensée que celle ci s'enfonça, lampe en main, dans les ténèbres au sein de la matière et en détacha l'or et le diamant.
Mais c'était dans leur gangue.
Et le désir exigea davantage.
Et la pensée brisa la gangue.
Et l'or fauve se mit a luire, le diamant à étinceler.
Or peu à peu, le puissant sortilège qui habitait ces corps nouveaux, libéré de la gangue, rayonna si intensément au dehors que l'homme ébloui, ébranlé, pénétré dans sa chair, envouté jusqu'au fond de l'âme, se sentit lié au métal et à la pierre.
Soudain, il était possédé.
Mais cette possession lui donnait de telles délices qu'il voulut à son tour posséder qui le possédait. C'est ce qu'on appelle l'amour. Et l'amour un peu follement se veut durable.
Pour le rendre tel, l'homme ingénieux conçut cette idée admirable de les associer, de les unir, et d'inventer pour lui, et pour lui seul, un objet encore inconnu de la terre.
Ainsi fut créé le premier bijou, l'anneau fondu dans l'or magique ou étincelait le diamant.
Mais toujours curieux de connaitre, l'homme découvrit bientôt une relation imprévue entre le métal, la pierre et les astres.
Car après le diamant uni à l'or, il avait incrusté à l'or d'autres pierres, le rubis, l'émeraude, le saphir, la topaze, l'hyacinthe, l'aigue-marine.
Et, parfois, quand il regardait jouer le soleil sur ces pierres, il y apercevait, en transparence, des planètes et des étoiles.
Et c'était Mars dans le rubis,Vénus dans l'émeraude, et dans le saphir Jupiter, cependant que topazes et hyacinthes offraient l'image même du soleil et qu'Astarté lointainement nageait dans le bleu de l'aigue marine.
La puissance magique des bijoux en était si mystérieusement multipliée que chacun d'eux semblait y condenser en soi les splendeurs sidérales.
Or qu'advint-il de cette découverte?
Ceci dit-on...
C'est depuis ce temps là que l'homme sagement croit à la secrète vertu des métaux et des pierres.
Et pour agrandir les forces rayonnantes, son art fond, cisèle, taille, sertit ces substances terrestres. Ainsi, tant par le travail de ses mains que par les inventions de sa pensée, il en fait des objets sacrés.
Ses mains attachent la pierre au métal, sa pensée les met en rapport avec les astres et les infaillibles desseins du Zodiaque.
HENRI BOSCO

NICE MCMLXIII

Si vous voulez en savoir plus sur Henri Bosco, voici l'adresse de son site officiel
http://henribosco.free.fr/

Du Scrupule au Carat mesure pour l'Or


En novembre 2007, j'avais expliqué l'origine du mot "Carat" venant de la graine de caroubier, mais il m'est souvent demandé des précisions sur la différence entre le carat des pierres précieuses et celui de l'or, J'ai explique que l'or à 24 karats était de l'or à 1000/1000° soit de l'or pur, donc le 12 Kts est de l'or à 500/1000°, et le 18 kts de l 'or à 750/1000°. Donc c'est la quantité d'or fin contenue dans l'alliage . Mais les questions se font plus précises, tout en vous rappelant que désormais en France et en Europe, nous devons parler du titre de l'or en 1000°.
l'origine vient du Solidus .Constantin 1er vers 311 après JC, crée une nouvelle monnaie, le Solidus,(poids 4 grs 50) / Solidus veut dire "solide.Stable", il connut d'ailleurs une extraordinaire stabilité et ne fut dévalué qu'au XI ° siècle.
Constantin ayant connu des périodes de dévaluations constantes avait fixé de par la loi, le poids du Solidus en Or à 4 scrupules, un scrupule équivaut à 6 kerations ou Karats, donc le solidus pesait 24 Kérations ou 24 karats.
Après la disparition de l 'empire Romain, le "Solidus" continue à circuler quelques temps chez les Francs, en français de l'époque, il devint le "Soldus" puis le "Solt", le "Sol" et enfin le "Sou". Avec toutes les expressions, telle"un sou est un sou" que nous avons gardé dans notre langue.
Maintenant c'est l'Euro, et nous n'avons plus de sous.....!
Un précision supplémentaire pour le caratage de l'or, tiré de l'encyclopédie le Spectacle de la nature de 1780 en 13 volumes, collection personnelle.

Une excellente page sur Wiki

http://fr.wikipedia.org/wiki/Poids_de_marc
C'est ce marc qui donna son nom au Mark Allemand


jeudi 3 juillet 2008

Escroquerie Chez Cartier






De nos jours trouver deux belles perles de Tahiti ou de culture japonaise, semblables, pour appairer comme on dit dans le jargon des bijoutiers, ce peut être difficile, mais sûrement pas impossible.
Mais avant 1905 il n'y avait que la perle naturelle , ce que nous nommons la perle fine, il fallait plonger pour ramener les huitres et ce, au milieu de grands dangers, tels que les requins les morsures de pieuvre, l'asphyxie etc. Toutes les perles étaient différentes, par la forme , la couleur....!
Alors que la perle de culture commençait à apparaître sur le marché, un client acheta chez Cartier une perle de cinquante six grains soit quatorze carats. C'était une très belle perle provenant du golfe persique. Quelques jours plus tard, le client revint et demanda à acheter une deuxième perle en tous points semblable à la première. On appela Louis Cartier, qui parait-il jura que seul dieu pourrait trouver une perle identique, mais que Louis Cartier ne le pouvait pas.Le client insista "je suis prêt a payer, n'importe quel prix"
On promit d'essayer et de contacter aussitôt tous les bureaux des maisons qui travaillaient avec le célèbre Joaillier , de Londres à New-york, de Hong-kong à Calcutta et ailleurs si nécessaire. On ne sait jamais!!!! quelquefois que!!!!
De fait quelques temps après , un homme fit savoir qu'il détenait une perle tout a fait semblable à la demande , le prix réclamé était deux fois et demi supérieur à celui de la première perle.Cartier contacta son client qui déclara être toujours intéressé et prêt à payer la somme demandée. Je ne sais si Cartier paya la somme demandée au début , (si ce n'est plus), il paya.
Mais le vendeur et l'acheteur, vous l'avez compris étaient un seul et même homme, et on ne le revit jamais.
Louis Cartier , dégoûté (est ce le bon mot) ne la remit pas en vente, et finit par l'offrir en 1925 à la Comtesse Almassy, sa deuxième femme.